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Cet entretien est interrompu par un Don Rigorista, un
administrateur de la ville, offrant une pièce d'or à qui retrouverait Esteban: Barcelone
prépare la fête en l'honneur du départ de la flotte royale vers les Amériques et lui
seul peut faire apparaître le soleil. Resté dans la taverne, Esteban fait la
connaissance de Mendoza Malgré ses protestations, Esteban finit par se faire capturer et on établit autour de lui toute une cérémonie au bout de laquelle on le hisse tout en haut du mât d'un navire accosté au port. Et le miracle se produit: la pluie cesse, cédant la place à un soleil rougeoyant. Le premier étonné semble être Esteban lui-même, qui souffre terriblement du vertige. Malheureusement une mauvaise nouvelle parvient à ses oreilles alors qu'il est encore tout en haut du mât: le père Rodriguez est au plus mal. Revenu près de son chevet, Esteban entend son père lui raconter le secret de sa naissance: alors qu'il était encore un bébé, son vrai père fit naufrage dans le lointain océan qui mène au nouveau monde. Avant de disparaître dans la tempête, il confia son enfant à un marin dont le bateau passait dans les environs; c'est ce marin qui l'a ramené en Espagne. Nul ne sait qui était le vrai père d'Esteban, pas plus que l'endroit d'où il venait... le seul témoin de ces événements est le médaillon que porte Esteban. Sur ces mots, le père Rodriguez meurt, laissant le héros sans famille. Esteban court au clocher pleurer sa peine; là, Mendoza, qui a écouté à la porte du père Rodriguez, apprend à l'enfant qu'il est le marin qui l'a sauvé de la noyade. En guise de preuve, il lui présente la deuxième partie de son médaillon, représentant le soleil, qu'il lui a subtilisé alors qu'il était encore bébé. Reprenant les mots de son père adoptif, il convainc Esteban qu'il a une force en lui qu'il doit mettre à profit pour aider les autres, et lui propose de faire avec lui le voyage jusqu'au Nouveau Monde. Mais les aspirations de Mendoza sont certainement plus terre-à-terre: en effet, ses recherches ont prouvé que le médaillon d'Esteban pourrait être la clef des légendaires Cités d'Or et de leur richesses... Le lendemain matin au crépuscule, Esteban court vers l'Esperanza, où Mendoza, Sancho et Pedro l'attendent. Il sera passager clandestin à son bord et ne devra se montrer que lorsque le vaisseau sera loin du port. Au petit jour, il découvre qu'il y a une autre passagère dans la cale...
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Sous les feux d'artifice,
l'Esperanza entame son voyage vers les Amériques... Si tout se passe comme prévu,
l'équipage atteindra Lima dans cinq mois. Dans la cale, Esteban fait connaissance avec
l'autre passagère clandestine, Zia
Mendoza prétexte alors que la présence
de Zia était connue de Perez Finalement, les enfants sont laissés sous la garde de Mendoza ; mais Gomez et Perez ont trouvé le navigateur trop perspicace et s'accordent pour qu'il lui arrive malheur une fois que l'Esperanza aura passé le cap du détroit de Magellan. Le voyage est long... Zia fait passer le temps en utilisant un mystérieux métier à tisser, ce qui n'échappe pas au seigneur Gomez, qui reconnaît là l'écriture du peuple Inca. L'Esperanza continue sa route, tantôt entourée de baleines, tantôt de papillons, pour finalement atteindre le tant redouté détroit de Magellan. Là, Mendoza - qui est le seul navigateur suffisamment expérimenté - devra rester éveillé quatre jours et quatre nuits pour se frayer un passage vers l'océan pacifique...
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Le temps change brusquement lorsque lEsperanza sengouffre dans le détroit ; Mendoza reprend la barre à Sancho et Pedro : lui seul est à même de prendre les bonnes décisions qui permettront à lEsperanza de sen sortir sain et sauf. Le détroit de Magellan est la plus grande épreuve imposée aux marins qui partent pour le Nouveau Monde ; son climat épouvantable et ses vagues triangulaires créées par la rencontre des deux océans ont raison de beaucoup de navires, dont les épaves viennent grandir les cimetières marins qui jonchent les côtes. Mais Mendoza est un bon navigateur et le détroit est bientôt franchi, et le soleil réapparaît lorsquEsteban monte sur le pont.
Dispute entre Mendoza et Gaspard : ce dernier, qui a été obligé de contenir sa colère contre le navigateur, peut la laisser éclater maintenant que lEsperanza a passé le dangereux détroit. Mais le duel naura pas lieu : un banc de poissons volants passant au dessus de leur tête leur indique quune autre tempête nest pas loin. En effet, au loin, un cyclone se dessine ; Perez supplie alors Mendoza de bien vouloir pardonner Gaspard et de reprendre la barre.
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L'ouragan approche, et il est désormais trop tard pour que l'Esperanza ne l'évite; tous les membres de l'équipage s'accrochent du mieux qu'ils peuvent de façon à amortir les chocs. Mais le navire a tôt fait d'être projeté en l'air par le cyclone: les voiles s'arrachent alors, et dans sa chûte, la coque de l'Esperanza se fend. Dans la cale, Esteban et Zia sont
toujours maintenus dans leur cellule, se demandant ce qu'il se passe. Mendoza prend la
décision d'aller les délivrer bien que le navire menace de couler à tout instant, et de
son côté, Gomez demande à Gaspard de faire de même, car il ne peut pas risquer la vie
de Zia, dont ils ont besoin pour atteindre les Cités d'Or. Cependant, la coque continue
de prendre l'eau, et lorsque Mendoza finit par libérer les enfants, Perez et Gomez ont
déjà fui sur le radeau de sauvetage. L'Esperanza finit par se couper en deux, laissant Esteban, Zia, Mendoza, Sancho et Pedro seuls sur une moitié de bâteau à la dérive. Mais tout ne va pas si mal car, supplié par ces les marins, Esteban grimpe sur le mât et parvient encore une fois à faire apparaître le soleil. A la nuit tombée, les enfants se retrouvent sur le pont, et Esteban demande à Zia de lui parler de son passé. D'abord réticente - son père lui ayant défendu de parler de sa civilisation à des étangers - elle finit par lui dire qu'elle vient d'un pays se situant à l'intérieur des terres nommé Shimon; là, son père est le grand prêtre qui a pour tâche de servir tous les dieux. A ce moment même, un phénomène étrange
se produit: le mât du bâteau semble attirer les éclairs. Mendoza apprend aux enfants
qu'il s'agit d'un feu de Saint Elme, souvent considéré comme mauvais présage par les
marins. Effectivement, le brouillard apparaît, le vent se lève, et la coque de ce qu'il
reste de l'Esperanza se disloque. Le lendemain, en plein milieu de l'océan, l'équipée se fait attaquer par des requins, qui au passage font couler les tonneaux qui contenaient la nourriture. Heureusement, une île apparaît à l'horizon, et Mendoza parvient à braver le courant et les requins pour finalement faire accoster le radeau sur la terre ferme. |
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